
Expression codifée de l'agressivité, le sport constitue dans la société moderne une simulation de la fonction guerrière, à laquelle il emprunte son vocabulaire et ses vertus. Le sport obéit aux seules lois de l'espèce : compétition sélection hiérarchie. Et c'est chose étrange que de voir une société dominée par les sentiments égalitaires accepter tout naturellement cet ordre aristocratique vivant.
Dans les démocraties populaires, le sport de masse est soumis à un système de sélection rigoureuse débouchant sur le sport d'élite, pudiquement nommé " sport de haut niveau ". Dans un manifeste intitulé Les communistes et le sport (Editions sociales, 1972), on peut lire cette déclaration : " Les communistes sont partisans du développement du sport de haut niveau, des confrontations internationales et des Jeux Olympiques qui en sont l'expression suprême, pour des raisons fondamentales, inhérentes à la nature même du sport. "
Si le XXe siècle est " cet étrange siècle du sport ", pour reprendre la formule méprisante de François Mauriac c'est parce que le sport répond à deux sortes de besoins.
En premier lieu intervient l'argument écologique et médical, en faveur du sport de masse. Selon un académicien soviétique, Alexandre Berg, 94 % de l'énergie produite et consommée sur terre provenait encore, au milieu du XlXe siècle, de la force musculaire de l'homme et des animaux domestiques. Aujourd'hui nous n'en serions plus qu'à 1 %. D'où un déséquilibre organique que seul le sport est en mesure de corriger, comme l'ont démontré les travaux du professeur Anatoli Korobkov, directeur de l'lnstitut de recherche de culture physique de Moscou.
Le second argument intervient en faveur du sport d'élite. La disparition des chevaleries et l'opprobre jeté sur la guerre ont privé les masses occidentales des modèles héroïques traditionnels. Ces modèles, le sport les lui fournit. La presse sportive offre ainsi une extraordinaire résurgence du vocabulaire épique métaphorique et hyperbolique.
Dans Mythologies (Seuil, 1957). Roland Barthes a fait une analyse extrêmement fine du Tour de France qu'il faudrait entièrement citer. Comparant Charly Gaul et Louison Bobet, il écrit : " Bobet est un héros tout humain, qui ne doit rien à la surnature et tire ses victoires de qualités purement terrestres majorées grâce à la sanction humaniste par excellence : la volonté. Gaul incarne l'Arbitraire, le Divin, le Merveilleux ,l'Election, la complicité avec les dieux ; Bobet incarne le Juste, l'Humain. Bobet nie les dieux. Bobet illustre une morale de l'homme seul. Gaul est un archange. Bobet est prométheen, c'est un Sisyphe qui réussirait à faire basculer la pierre sur ces mêmes dieux qui l'ont condamné à n'être magnifquement qu'un homme. "
On note avec plaisir que Roland Barthes a cédé lui-même à une tentation qu'il analyse plus loin : " Le rôle du langage, ici, est immense, c'est lui qui donne à l'événement, insaisissable parce que sans cesse dissous dans une durée, la majoration épique qui permet de le solidifier. "
Barthes décrit enfin l'étrange alliance, dans le sport cycliste " d'une éthique très ancienne, féodale ou tragique ", et des motivations de caractère réaliste (la volonté de reussite). Dénonçant enfin ce qu'il appelle " les mobiles économiques " et les " alibis idéologiques ", l'écrivain conclut : " Ceci n'empêche pas le Tour d'être un fait national fascinant, dans la mesure où l'épopée exprime ce moment fragile de l'Histoire où l'homme, même maladroit, dupé, à travers des fables impures prévoit tout de même à sa façon une adéquation entre lui, la communauté et l'univers."
Dans un article de L'Equipe, Michel Clare disait : " Le sport doit demeurer le point de rencontre privilégié de l'homme et de la nature. " Plus encore, le sport est et doit rester le langage même de l'homme selon la loi naturelle, le langage même du plaisir d'être.
Article paru dans : Eléments n°7, Septembre 1974
" Le désert est une maladie de la biosphère et les religions qui y sont nées sont des religions pathogènes imaginées par des malades. Si il est le "jardin d'Allah", c'est que le Dieu du désert est ennemi de la vie. "
Robert Dun, Vers l'Europe retrouvée ou la mort !
"Toute la splendeur du monde matériel ; toute la beauté, la force et l'amour des millions de bêtes, d'oiseaux, de poissons, d'arbres et de végétaux ; la majesté des montagnes revêtues de neige, la beauté des vagues incessantes, tout cela et plus encore, ne vaut pas, aux yeux de Dieu, l'âme immortelle d'un humain imbécile -- ainsi parlent les Evangiles. C'est pourquoi la chasse aux tigres et aux cerfs, le massacre de doux agneaux innocents, si heureux de vivre, la dissection de jolis cochons d'Inde ou de chiens intelligents, ne sont pas des «péchés» selon les religions anthropocentrées, pas même si elles entraînent la souffrance la plus terrible. Mais l'euthanasie sans douleur appliquée à des idiots humains inutiles est un «crime». Comment pourrait-il en être autrement ? Ils ont deux jambes, pas de queue, et une âme immortelle. Si dégénérés qu'ils puissent être, ils sont des hommes."
Savitri Devi, Impeachment of Man
" Le christianisme est une rébellion contre la loi naturelle, une protestation contre la nature. Poussé à sa logique extrême, le christianisme signifierait la culture systématique de l'échec humain. "
Adolf Hitler, rapporté par Martin Bormann
" La décision chrétienne de trouver le monde laid et méchant a rendu le monde laid est méchant. "
Friedrich Nietzsche, Le Gai Savoir
" Les païens ont divinisé la vie et les chrétiens ont divinisé la mort "
Madame de Staël, Corinne
... Un amis à qui je faisais part de cette citation, me fit la remarque suivante : " pourquoi parler des païens au passé ? " ... C'est vrai, pourquoi ? ... Ainsi, je préfère : Les chrétiens ont divinisé la mort, les païens divinisent encore la vie.
De tous les fruits, la pomme est le fruit magique par excellence. Son nom latin est pomona, le terme générique pour désigner le fruit. La déesse romaine Pomona est la déesse de tous les arbres fruitiers et, plus généralement, de tout ce qui est "fructueux", de tout ce qui fructifie. Les banquets des Romains commençaient toujours par des oeufs, symboles de la création, et se terminaient par des pommes, symboles de complétude.
Dans la Bible, le fruit de la connaissance que tend Eve à Adam était, en fait, la pomme de vie éternelle, attribut de la Grande Déesse-Mère. Les nombreux "paradis" que l'on attribue à la Grande Déesse-Mère se situent tous à l'Ouest, où poussent les pommes d'immortalité. Les Celtes appelaient leur paradis de l'Ouest Avalon, l'"Ile aux Pommes", un pays gouverné par le Fée Morgane, Reine des Morts. A son trépas, le Roi Arthur s'en alla vers cet Avalon mythique, pour se préparer à ressusciter et à revenir.
Les Scandinaves pensaient que les pommes étaient essentielles pour assurer la ressurection; c'est la raison pour laquelle ils plaçaient des plats remplis de pommes dans leurs tombes. Les pommes magiques de la déesse de jouvence Idun permettaient aux dieux nordiques d'échapper à la mort. Les pommes transportaient également, d'après les croyances populaires, les âmes d'un corps à l'autre. La pomme que l'on plaçaient dans la bouche du sanglier du Yule lui servait de coeur au cours de sa vie suivante.
La Déesse-Mère des Grecs, Hera, possédait un jardin où croissaient des pommes magiques et où l'Arbre de la Vie était gardé par son serpent sacré. L'histoire d'Adam et Eve et du serpent dans l'arbre est l'interprétation hé-braïque d'une mythologie centrée sur le culte de la Déesse-Mère. De nombreuses représentations antiques l'attestent. Dans le mythe original, c'est la Déesse-Mère qui offre la vie à ses adorateurs et cette vie est symbolisée par une pomme. A l'arrière-plan, nous retrouvons généralement l'arbre et le serpent.
L'importance mystique de la pomme vient de son "pentacle" de Koré, caché en son centre et que l'on découvre en coupant la pomme transversalement. Exactement comme la Vierge Koré était cachée dans le coeur de la Terre-Mère, ou Déméter, et représentait l'âme du monde, son pentacle symbolique est caché dans la pomme.
L'étoile à cinq branches, placée dans un cercle, est un hiéroglyphe égyptien désignant la matrice du monde souterrain, lieu où s'effectuent les ressu-rections, grâce à la puissance du coeur-mère, vecteur des transformations.
Les jeux d'Halloween, du temps de Toussaint, se jouent très souvent avec des pommes. Ils nous viennent des fêtes celtiques du Samhain, la Fête des Morts. Les fleurs de pommiers étaient utilisées comme fleurs de mariage parce qu'elles symbolisaient la forme virginale de la Déesse, dont la maturité produit le fruit. Bien qu'ils aient utilisé la pomme sous sa forme florale pour assurer des mariages heureux et féconds, nos ancêtres n'ont jamais oublié les aspects dangereux de la pomme, quand elle est associée à la Grande Déesse sous son avatar de sorcière, de vieille femme acariâtre qui apporte la mort. La Grande Déesse, ne l'oublions pas, est à la fois Vierge et Mère, mais aussi Hel, déesse de la mort, et Hécate. C'est la raison pour laquelle les chrétiens ont souvent décrit les pommes comme des fruits empoisonnés.
Julia O'Laughlin, Synergies Européennes, Combat Païen, Janvier, 1992
... politique et scientifique, par Bernard Mengal.
Combattre pour le paganisme à l'heure des vidéo-clips et de Batman, du Club Med' et du réarmement théologique psalmodié par BHL, ce n'est pas se réfugier dans un simple imaginaire onirique de statues grecques et de temples romains, de gauloiseries astérixiennes ou de vigueur germano-viking. Un imaginaire qui se suffirait à lui-même et serait le petit supplément d'âme de bourgeois engoncés dans les labyrinthes déréalisants du secteur tertiaire. Soyons francs: le paganisme politique consiste d'abord en ceci: dégager des héritages de le plus vieille Europe, de l'organisation spartiate, de la Rome républicaine, de la civilisation celtique et du communautarisme germanique, la quintessence de notre être politique le plus profond, puis cerner nos réflexes communautaires les plus anciens et les plus purs. Quand Tacite rédigeait sa Germania pour l'aristocratie romaine en pleine déliquescence, son objectif était de mettre en exergue les moeurs civiques indo-européennes de base, non encore corrompues, orientalisées, viciées.
Lorsque nous parlons des Indo-Européens, du paganisme pré-chrétien, nous effectuons une démarche didactique semblable à celle de Tacite. Les disciplines philologiques et l'archéologie du XIXe siècle ont redécouvert l'Antiquité avec plus de zèle et de rigueur que la Renaissance. Schliemann exhume Troie de l'oubli. Rohde et Nietzsche dégagent l'essentiel de la tragédie grecques. Les linguistes reconstituent les langues indo-européennes anciennes. L'univers védique est désormais à la portée des intellectuels européens. L'univers de l'Edda est exploré, etc. Nous sommes les héritiers directs de cette renaissance et les guides pédagogiques de ses avatars contemporains, plus précis encore mais houspillés dans la marginalité par les idéologies dominantes, par les stratégies commerciales d'arasement des mémoires, par les soft-idéologies démissionnaires.
Ces découvertes du XIXe siècle ont permis aux Européens de retrouver tout ce que le christianisme leur avait ôté. Tout ce qu'il avait occulté avec une rage et une patience criminelles. Face aux chrétiens, face aux avatars laïcs du christianisme, face aux réarmements théologiques qui veulent araser totalement les moindres manifestations anodines d'enracinement, face aux valeurs marchandes qui aliènent les masses, les coupent du réel, leur font perdre tout rapport immédiat aux choses, nous, tenant d'une radicalité pagano-politique, sommes les héritiers d'une formidable révolution culturelle, d'un patrimoine qui ne se contente pas de belles déclamations, de tirades ronflantes, mais qui va directement, sans détours, aux choses concrètes, aux armes, aux outils de nos ancêtres exhumés par l'archéologie, aux symboles qu'ils ont gravés dessus.
Etre cultivé, ce n'est pas affirmer des principes solennels, les tonner du haut d'une chaire de vérité ou d'un pupitre poussiéreux. Ce n'est pas réduire le monde et les hommes à une proclamation. C'est se pencher humblement sur le travail des générations anciennes, c'est garder une oreille pour les vieux chants de nos peuples, c'est poursuivre l'oeuvre de ce sonneur de lure d'un graffiti rupestre scandinave ou de ce joueur de flûte grec croqué sur l'ocre d'un beau vase. La noblesse, c'est la mémoire des grandes gestes, le souvenir des grands capitaines de peuples, c'est la présence en nous des souffrances et des joies des ancêtres, qu'ils fussent soldats ou laboureurs, poètes ou hommes d'Etat.
Le paganisme politique rassemble en lui l'idéal de la liberté populaire et celui de l'esthétique née de nos coeurs profonds. Car la liberté politique consiste surtout à préserver son intériorité de toute occupation. 50 ans de régime soviétique n'ont pas réussi à gommer l'identité des Estoniens, des Lettons et des Lithuaniens, descendants des derniers païens d'Europe. 40 ans d'assommoir américain ont mis sens dessus dessous l'identité des peuples d'Europe occidentale, déjà laminés par le catholicisme, le protestantisme et l'idéologie des Lumières. La recette de la survie, de la durée, de la continuité, de la fidélité, de la force tranquille qui défie les siècles, réside donc dans un paganisme qui rend inutile les efforts des idéologies matérialistes, dans un paganisme qui puise son savoir dans les travaux de nos archéologues, de nos poètes, de nos historiens. Le paganisme, c'est l'arme des peuples contre ceux que dérangent les mémoires, car les mémoires fortifient les intelligences, elles donnent de l'équilibre intérieur, elle nous conservent vigilants, elles nous empêchent de sombrer dans de folles naïvetés. Ceux qui sont doués de mémoire ne sont pas des proies faciles. Ne soyons pas des proies faciles...
Le paganisme politique et scientifique ne s'articule par sur un remplacement pur et simple des rites chrétiens par des rites païens. Le paganisme politique se base aujourd'hui sur des centaines de milliers de travaux scientifiques, archéologiques, historiques et philologiques, d'où se dégage la quintessence du sens indo-européen du droit et du politique. Il renoue avec les démarches des érudits du XIXe siècle qui redécouvraient l'histoire de leur pays, exhumaient les chants des ancêtres, reconstituaient les langues anciennes. Des savants qu'ont essayé de faire taire chrétiens, libéraux, ploutocrates et marxistes.
Bernard Mengal
Zeus est le dieu suprême des Hellènes, fils de Cronos et de Rhéa, époux de Héra.
Personnification du ciel clair, Zeus était le dieu souverain, père des dieux et des hommes, ordonnateur du monde. Il résidait le plus souvent dans son palais sur l'Olympe, au milieu des autres dieux célestes. Il présidait à tous les phénomènes atmosphériques ; par suite, il devint le dieu fécondant, protecteur des moissons et des fruits. Il était le dieu tout-puissant, dont la volonté était limitée seulement par les arrêts du Destin. Il présidait au maintien des lois, des sociétés humaines, des lois, des associations de tout genre : famille, fratrie, tribu, état, confédération, amphictyonie. Ses attributs ordinaires sont le sceptre, l'aigle et la foudre.
Zeus était honoré dans tous les pays grecs, en particulier au sommet des montagnes : sanctuaires de Dodone, d'Olympie, de Némée, le mont Lycée en Arcadie, l'Ida de Troade et l'Ida de Crête, l'oasis de Zeus Hammon en Libye,etc.
L'histoire de sa naissance: Rhéa était furieuse que Cronos dévorât ses enfants. C'est pourquoi elle mit au monde Zeus, son troisième fils, en pleine nuit sur le mont Lycée en Arcadie, là où les créatures n'ont pas d'ombre et après l'avoir baigné dans le fleuve Néda, elle le donna à Gaia. Celle-ci le transporta à Lyctos en Crète (selon la version la plus connue) où elle le cacha dans l'Antre de Dicté sur le mont Aegéon (ou Ida ou dicté). Elle le confia aux soins de la nymphe Adrasté et à sa soeur Io, l'une et l'autre filles de Mélissée, et à la nymphe-chèvre Amalthée. Il mangeait du miel fait spécialement par les abeilles du mont Ida et il partageait le lait d'Amalthée avec Pan, son frère de lait.
Entourant le berceau d'or de l'enfant, accroché dans un arbre (afin que Cronos ne puisse le trouver ni dans le ciel, ni sur terre, ni sur mer), se tenaient les Curètes en armes, fils de Rhéa. Ils frappaient leurs boucliers de leurs lances et criaient pour couvrir ses vagissements du nouveau-né, de crainte que Cronos ne les entendît de loin.
Adrasté (Qui ne recule pas) était la fille d'Iasos et de Mélissa, elle était la soeur d'Io et de Phoronée. Chargée de distraire Zeus nourrisson quand il pleurait, elle possédait une boule ajourée formée de cercles d'or contenant une pierre ciselée : lorsqu'elle lançait la boule en l'air, elle traçait dans le ciel de longs sillons dorés, semblables à ceux que laisse une étoile filante ; Zeus, fasciné, en oubliait sa peine. Cette boule fut offerte plus tard à Aphrodite, laquelle la céda à Eros en échange d'une flèche tirée dans le cur de Médée pour la rendre éprise de Jason.
Rhéa avait enveloppé de langes une grosse pierre qu'elle donna à Cronos sur le mont Thaumasion en Arcadie, il l'avala croyant que c'était le jeune Zeus.
Devenu grand, Zeus décida de détrôner Cronos. Il demanda conseil à Métis qui lui donna une potion pour qu'il vomisse les enfants qu'il avait dévorés.
Avec ses frères et soeurs il lutta contre Cronos et les Titans pendant dix ans en se faisant aider par les Cyclopes et les Hécatonchires
Il dut tuer la gardienne Campé qui les tenait enfermés dans le Tartare
Les Cyclopes offrirent des outils qu'ils avaient forgés:
- la foudre pour Zeus.
- Le trident pour Poséidon.
- Le casque qui rend invisible pour Hadès.
Finalement ils réussirent à vaincre les Titans qui furent enfermés dans le Tartare. Mais cela déplut fortement à leur mère la Terre qui excita les Géants contre les Olympiens. Ce fut alors le début de la Gigantomachie.
La dernière épreuve que Zeus eut à surmonter fut le combat contre Typhon pendant lequel il fut fait prisonnier et délivré par Pan et Hermès. Finalement il réussit à enterrer Typhon sous l'Etna.
Il partagea alors le monde avec ses frères Hadès et Poséidon.
Ses amours:
Lorsque sa mère Rhéa, prévoyant les difficultés que créeraient ses désirs amoureux, lui interdit de se marier, il fut pris de colère et menaça de la violer. Bien qu'elle se fût changée sur-le-champ en serpent menaçant, Zeus n'en fut pas pour autant effrayé, il se changea en serpent mâle et, s'unissant à elle en un noeud indissoluble, il mit sa menace à exécution.
Après avoir exilé son père Cronos, Zeus épousa Métis la Titanide mais un oracle l'ayant averti qu'il se passerait la même chose qu'avec Ouranos il avala Métis, la Raison, qui disait-il continuait à lui donner des conseils.
Puis Zeus rechercha sa soeur jumelle Héra à Cnossos en Crète, (ou, au mont Thornax en Argolide) où il la courtisa, d'abord sans succès. Mais elle eut pitié de lui lorsqu'il adopta le déguisement d'un coucou mouillé et elle le réchauffa tendrement dans son sein. Il reprit alors aussitôt sa véritable apparence. Ils se marièrent.
Tous les dieux apportèrent des cadeaux pour le mariage. Ils passèrent à Samos leur nuit de noces qui dura trois cents ans. Mais la longue série de ses aventures amoureuses continua. car il eut, soit au ciel avec les déesses, soit sur la terre avec des nymphes ou des mortelles, beaucoup d'aventures galantes, et fut le père de nombreux dieux ou déesses, demi-dieux, nymphes, héros et rois.
Il vint un moment où l'exubérance et les excès de Zeus devinrent à ce point insupportables qu'Héra, Poséidon, Apollon et tous les autres habitants de l'Olympe, excepté Hestia, l'entourèrent par surprise tandis qu'il était endormi sur sa couche, l'attachèrent avec des lanières de cuir et firent cent noeuds afin qu'il ne puisse plus bouger.
Il les menaça de les tuer sur-le-champ mais ils avaient mis la foudre hors de sa portée et se moquèrent de lui. Tandis qu'ils célébraient leur victoire et discutaient âprement pour savoir qui serait son successeur, Thétis la Néréide, prévoyant une guerre civile dans l'Olympe, se hâta d'aller chercher Briarée aux cent bras qui défit promptement les lanières, se servant de toutes ses mains à la fois et libéra son maître.
Comme Héra était à l'origine de la conspiration dirigée contre lui, Zeus la suspendit dans le ciel, une chaîne d'or attachée au poignet et une enclume à chaque cheville. Les autres dieux étaient furieux mais n'osèrent pas lui porter secours malgré ses cris déchirants. A la fin, Zeus se décida à la libérer à une condition: qu'ils fassent le serment de ne plus jamais s'insurger contre lui; ils obéirent à contrecoeur. Zeus punit Apollon et Poséidon en les envoyant sur la terre bâtir Troie mais il pardonna aux autres.
Héra est la reine de l'Olympe, femme et sur de Zeus avec qui elle partage la domination de la nature entière.
C'est la protectrice par excellence, de la femme et la déesse du mariage légitime, la protectrice de la fécondité du couple et,particulièrement, avec Ilithye, de la femme en couches. : elle avait le pouvoir de conférer le don de prophétiser à l'homme ou à l'animal de son choix. Elle avait des temples dans presque tous les pays grecs.
Son type plastique est peu caractérisé; debout ou trônant, elle porte avec beaucoup de majesté les attributs royaux traditionnels : le sceptre et le diadème ; sa tête recouverte de voiles est le symbole du mariage. Parfois même, elle tient dans l'une de ses mains la pomme de grenades, emblème de la fécondité. Le paon est l'animal qui lui est consacré en souvenir d'Argos, dont elle prit les cent yeux, lorsqu'il eut été tué, pour les placer sur le plumage
La légende la donnait pour fille de Cronos et de Rhéa ; Héra, fille de Cronos et de Rhéa, qui était née dans l'île de Samos, ou, selon certains, à Argos, fut élevée en Arcadie par Téménos, fils de Pélasgos.
Les Saisons étaient ses nourrices. Après avoir exilé leur père Cronos, Zeus, le frère jumeau d'Héra, la chercha à Cnossos en Crète, ou, selon certains, au mont Thornax en Argolide où il la courtisa, d'abord sans succès. Mais elle eut pitié de lui lorsqu'il adopta le déguisement d'un coucou mouillé et elle le réchauffa tendrement dans son sein. Il reprit alors aussitôt sa véritable apparence. Elle eut tellement de honte qu'elle se maria avec lui.
Tous les dieux apportèrent des cadeaux pour le mariage. La Terre-Mère, notamment, donna à Héra un arbre couvert de pommes d'or, qui par la suite fut gardé par les Hespérides dans le verger d'Héra sur le mont Atlas. Elle et Zeus passèrent à Samos leur nuit de noces qui dura trois cents ans.
D'Héra et de Zeus naquirent les dieux Arès, Héphaïstos et Hébé bien que certains prétendent qu'Héphaïstos était aussi son fils par parthénogenèse, prodige que Zeus ne voulut pas croire jusqu'à ce que, l'ayant emprisonnée dans une chaise mécanique dont les bras se repliaient et serraient celui qui était assis, il l'eût contrainte à jurer par le Styx qu'elle ne mentait pas.
De traditions multiples la montrent combattant les géants, troublant l'Olympe de ses jalousies et de ses querelles avec Zeus. Un jour, lassée de ses infidélités elle fomanta avec Poséidon, Apollon et tous les autres habitants de l'Olympe, excepté Hestia, une révolte. Ils l'entourèrent par surprise tandis qu'il était endormi sur sa couche, l'attachèrent avec des lanières de cuir et firent cent nuds afin qu'il ne puisse plus bouger. Il les menaça de les tuer sur-le-champ mais ils avaient mis la foudre hors de sa portée et se moquèrent de lui.
Tandis qu'ils célébraient leur victoire et discutaient âprement pour savoir qui serait son successeur, Thétis la Néréide, prévoyant une guerre civile dans l'Olympe, se hâta d'aller chercher Briarée aux cent bras qui défit promptement les lanières, se servant de toutes ses mains à la fois et libéra son maître. Comme Héra était à l'origine de la conspiration dirigée contre lui, Zeus la suspendit dans le ciel, une chaîne d'or attachée au poignet et une enclume à chaque cheville. Les autres dieux étaient furieux mais n'osaient pas lui porter secours malgré ses cris déchirants. A la fin, Zeus se décida à la libérer à une condition: qu'ils fassent le serment de ne plus jamais s'insurger contre lui; ils obéirent à contrecur.
Elle aida des divinités, ou des héros (les Argonautes, Pâris et les combattants de la guerre de Troie) ou contrecarra d'autres (Héraclès, Dionysos, Europe, Io).
Il lui arriva aussi d'être l'objet des assiduités des hommes, tels le Géant Porphyrion et Ixion.
Hadès est l'un des fils de Cronos et de Rhéa, le Zeus du monde souterrain (Zeus Chthonios) et il en était sorti une fois pour enlever Perséphone, sa future épouse.
Un peu plus tard, ce fut aussi considéré comme un dieu bienfaisant, dispensateur de la richesse agricole (Ploutôn, celui qui enrichit), d'où sa corne d'abondance. Mais il resta toujours le dieu des morts, représenté comme un homme mûr, barbu, farouche, souvent assis sur un trône et tenant une patère et un sceptre, avec Cerbère ou un serpent à ses pieds.
Les poètes lui prêtent une coiffure, la kunéê, qui le rendait invisible, d'où son nom . Il faut ajouter deux chevaux bleu nuit qui lui servirent à enlever sa future femme.
Poséidon est le dieu de la mer, de la navigation, des tempêtes, et des tremblements de terre.
Comme Zeus et Hadès, il était fils de Cronos et de Rhéa. Quand les trois frères se partagèrent le monde, il eut pour sa part l'empire des eaux aussi bien marines que douces. Il était d'un caractère bourru et querelleur; il bâtit son palais au fond de la mer au large d'Aégée en Eubée (ou d'Héliké).
Il avait pour attributs le trident don des Cyclopes, le taureau, le dauphin et le cheval qu'il aurait domestiqué. Dans ses vastes écuries, il possède pour ses chars, des chevaux blancs à la crinière d'or et aux sabots d'airain ainsi qu'un chariot d'or qui s'apaise instantanément les tempêtes.
Poséidon était avide de royaumes terrestres et un jour il revendiqua l'Attique en plantant son trident dans l'acropole d'Athènes où se forma aussitôt un puits d'eau salée qui s'y trouve encore.
Plus tard, au cours du règne de Cécrops, Athéna vint et s'installa d'une manière plus agréable en plantant le premier olivier près du puits. Poséidon, furieux, la provoqua en combat singulier et Athéna était prête d'accepter si Zeus ne s'était interposé et ne leur avait ordonné de se soumettre à un arbitrage. Zeus n'émit pas d'opinion, mais tous les autres dieux soutinrent Poséidon et toutes les déesses soutinrent Athéna. Et ainsi, à la majorité d'une voix, le tribunal décréta qu'Athéna avait plus de droits sur le territoire parce qu'elle lui avait fait un meilleur cadeau et le plus utile.
Poséidon disputa également Trézène à Athéna. A cette occasion Zeus donna l'ordre que la cité fût partagée entre eux deux - ce qui fut désagréable à l'un et à l'autre. Ensuite, il essaya, sans succès, d'obtenir de Zeus, Egine et de Dionysos, Naxos, et ayant disputé Corinthe à Hélios, il ne reçut que l'isthme tandis qu'à Hélios était octroyé l'Acropole. Furieux, il essaya de prendre à Héra l'Argolide et il était tout prêt à combattre encore, refusant de comparaître devant ses pairs olympiens, qui, disait-il, étaient prévenus contre lui. En conséquence, Zeus soumit l'affaire aux dieux-Fleuves Inachos, Céphise et Astérion, dont le jugement fut en faveur d'Héra.
Il se vante d'avoir créé le cheval, mais on dit que lorsqu'il était encore nouveau-né, Rhéa en donna un à manger à Cronos.
Il revendique aussi l'invention de la bride, bien qu'Athéna l'eût déjà inventée avant lui; mais on ne lui conteste pas d'avoir institué les courses de chevaux. En tout cas les chevaux lui sont consacrés, peut-être à cause de sa poursuite amoureuse de Déméter,
Alors qu'en larmes Déméter était à la recherche de sa fille Perséphone, fatiguée et découragée par sa recherche et peu disposée à des badinages amoureux avec aucun dieu ou Titan, elle se transforma en jument et alla paître avec le troupeau d'un certain Oncos, fils d'Apollon qui régnait à Oncéion en Arcadie. Mais elle ne réussit pas à duper Poséidon, qui se transforma lui-même en étalon et vint s'unir à elle; de cette union naquirent la nymphe Despoena et le cheval sauvage Aérion.
Il avait épousé Amphitrite, pris part à la guerre contre les Géants, construit les portes du Tartare et les murs de Troie, fendu l'Ossa et ouvert un chemin au Pénée, déchaîné le taureau de Crète, le taureau de Marathon, le monstre qui devait dévorer Hésione et celui qui effraya les chevaux d'Hippolytè, etc.
L'Argolide ayant été desséchée par Poséidon, furieux que ce territoire qu'il convoitait lui ait été refusé, Amymoné reçut l'ordre de son père Danaos de découvrir une source qui alimenterait la population et surtout de ne pas déplaire à Poséidon par sa conduite.
Or, en chemin, rencontrant un satyre qui tenta de la violer, elle en appela à Poséidon qui chassa l'impudent en lui lançant son trident : l'arme se planta dans un rocher d'où jaillit immédiatement une source limpide et fraîche qu'Amymoné supplia de laisser couler.
Poséidon qui était tombé amoureux y consentit à condition que la jeune fille se donne à lui ; elle n'hésita pas un seul instant, obéissant ainsi on à l'ordre de son père sans risquer d'encourir son courroux. De cette union naquit Nauplios.
Poséidon eut de très nombreuses amantes et il était le père de nombreux enfants.
Déméter est la déesse des moissons, de l'agriculture. Son nom signifie "Déesse-mère". C'est la fille de Cronos et Rhéa. Elle facilite la germination et la maturité de la moisson. Elle assure l'abondance et l'épanouissement.
La truie, le bélier, la grue et la tourterelle ainsi que le polos, le flambeau, et la gerbe de blé sont ses emblèmes.
Quand elle était encore jeune et gaie, elle mit au monde Perséphone et le beau Iacchos avec le secours de Zeus, son frère en dehors du mariage. Elle fut aussi mère de Ploutos par le Titan Iasios, dont elle s'éprit au mariage de Cadmos et d'Harmonie. Echauffés par le nectar qui coulait à flots les amoureux se glissèrent hors de la maison et s'unirent ouvertement dans un champ trois fois labouré. A leur retour, Zeus comprit ce qui venait de se passer entre eux, furieux à l'idée que Iasios ai osé toucher Déméter, il le frappa à mort de sa foudre.
Quant à Déméter, elle avait une âme douce et Erysichthon, fils de Tropias, fut un des rares hommes avec qui elle se conduisit durement. Erysichthon eut la témérité de violer un bosquet que les Pélasges avaient planté pour elle dans la plaine du Dotion et il se mit à abattre les arbres sacrés pour se procurer du bois destiné à sa nouvelle salle de banquet. Déméter prit la forme de Nicippé prêtresse du bosquet, et lui enjoignit avec douceur de s'arrêter. C'est seulement lorsqu'il la menaça de sa hache qu'elle se montra dans sa splendeur et le condamna à souffrir d'une faim perpétuelle, plus il mangeait, plus il maigrissait, jusqu'au jour où ses parents ne parvinrent plus à subvenir à sa subsistance; il devint alors mendiant, parcourant les rues et se nourrissant d'ordures.
Hadès s'était épris de Perséphone et il se rendit auprès de Zeus pour lui demander la permission de l'épouser. Zeus craignait d'offenser son frère aîné par un refus catégorique, mais il savait aussi que Déméter ne lui pardonnerait jamais si Perséphone était enfermée au Tartare; aussi, en diplomate, répondit-il qu'il ne pouvait ni accorder ni refuser son consentement. Cette réponse enhardit Hadès qui enleva la jeune fille pendant qu'elle cueillait des fleurs dans un pré peut-être était ce dans une des nombreuses contrées que Déméter parcourut au cours de sa recherche errante pour retrouver Perséphone. Mais ses prêtres affirment que c'était à Eleusis. Elle chercha Perséphone sans prendre de repos pendant neuf jours et neuf nuits, sans manger ni boire, appelant sans cesse sa fille, mais en vain. Les seules nouvelles qu'elle put recueillir vinrent de la vieille Hécate, qui, de bonne heure un matin, avait entendu Perséphone crier: " Au secours, on m'enlève, au secours ! " Elle s'était dépêchée de se porter à son aide mais n'avait trouvé aucune trace de la jeune fille.
Le dixième jour, Déméter vint sous un déguisement à Eleusis où le roi Céléos et sa femme Métanira lui donnèrent l'hospitalité; on lui demanda de rester comme nourrice pour Démophon, le prince qui venait de naître. Iambe, leur fille boiteuse, essaya de dérider Déméter en lui récitant des vers bouffons et obscènes et Baubô, la vieille nourrice sèche, lui conseilla en plaisantant de prendre un peu de boisson d'orge: elle poussa des gémissements comme si elle allait accoucher et, d'une manière tout à fait inattendue, elle tira de dessous sa jupe le propre fils de Déméter, Iacchos, qui sauta dans les bras de sa mère et l'embrassa.
" oh comme tu bois goulûment! " s'écria Abas le fils aîné de Céléos. Déméter le métamorphosa en lézard. Un peu gênée de ce qu'elle avait fait, Déméter décida d'être agréable à Céléos en rendant Démophon immortel. Et, cette nuit-là, elle le tint au-dessus du feu pour consumer en lui son humanité. Mais Métanira qui était entrée par hasard dans la salle rompit le charme et Démophon mourut. " Infortunée demeure que la mienne ", se lamentait Céléos. " Sèche tes larmes, Dysaulès, lui dit Déméter, tu as encore trois fils à qui je compte octroyer des dons si merveilleux que tu oublieras ta double perte. "
En effet Triptolème, qui faisait paître les troupeaux de son père, avait reconnu Déméter et lui avait donné les renseignements dont elle avait besoin: dix jours auparavant, ses frères Eumolpos, un berger, et Eubuléos, un porcher, qui se trouvaient aux champs à nourrir leurs bêtes virent tout à coup la terre s'ouvrir engloutissant le cochon d'Eumolpos sous leurs yeux; puis, dans un bruit sourd de sabots, un char tiré par des chevaux noirs apparut et s engouffra dans la faille ouverte. Le visage de celui qui conduisait le char n'était pas visible, mais de son bras droit il serrait fortement contre lui une jeune fille qui poussait des cris perçants.
Déméter convoqua Hécate. Ensemble, elles se rendirent auprès d'Hélios qui voit tout et le contraignirent à reconnaître que c'était Hadès le coupable. Déméter était si furieuse qu'elle continua à errer sur la terre, empêchant les arbres de porter des fruits et les herbes de pousser. Zeus lui envoya d'abord un message par l'entremise d'Iris puis une délégation des dieux de l'Olympe porteurs de présents de réconciliation et lui demanda de se résigner et d'accepter ses volontés. Mais elle refusa de regagner l'Olympe et jura que la terre resterait stérile jusqu'à ce que Perséphone lui fût rendue.
Zeus n'avait plus le choix. Il envoya Hermès porter un message à Hadès: afin qu'il rende Perséphone. Hadès fut d'accord à condition qu'elle n'ait pas encore goûté de la nourriture des Morts.
Et comme Perséphone n'avait rien mangé depuis son enlèvement, Hadès, contraint de dissimuler son dépit, la renvoya vers sa mère.
Les larmes de Perséphone cessèrent de couler. Mais juste au moment où elle se mettait en route pour Eleusis, un des jardiniers d'Hadès, du nom d'Ascalaphos, témoigna qu'il avait vu Perséphone cueillir une grenade et en manger sept grains.
A Eleusis, Déméter, heureuse, embrassa Perséphone, mais en entendant l'affaire de la grenade elle devint plus triste que jamais et dit une fois encore: " Je ne remonterai pas dans l'Olympe et je ne retirerai pas ma malédiction concernant la terre. " Zeus demanda alors à Rhéa, de discuter avec Déméter et l'on parvint enfin à un compromis: Perséphone passerait trois mois de l'année en compagnie d'Hadès, et serait reine du Tartare avec le titre de Perséphone, et les neuf autres mois avec Déméter sur terre. Cela représente le rythme des saisons et est à la source des Mystères d'Eulésis. Le secret de ses Mystères était très bien gardé et sa divulgation etait puni de la peine de mort; Eschyle faillit être comdamné.
Déméter consentit enfin à rentrer chez elle. Avant de quitter Eleusis, elle apprit à Triptolème, Eumolpos et Céléos (ainsi qu'à Dioclès, roi de Phères, qui avait activement cherché Perséphone durant toute cette période) la manière de pratiquer son culte et elle les initia à ses Mystères qui étaient fort appréciés et le secret bien gardé.
A Triptolème elle donna de la semence de blé, une charrue en bois et un char traîné par des serpents; elle l'envoya autour du monde enseigner aux hommes l'agriculture. Mais auparavant elle lui donna des leçons dans la plaine du Raros et c'est pourquoi certains le disent fils du roi Raros. Et à Phytalos, qui l'avait traitée avec bonté sur les berges du Céphise, elle donna un figuier, le premier qu'on eût jamais vu en Attique, et elle lui enseigna la manière de le cultiver. Mais elle punit Ascalaphos pour ses cancans.
Aphrodite est la déesse de la beauté et de l'amour, de la génération, de la mer et de la navigation, de la vie universelle.
Ses fonctions et ses épithètes sont très variés.
Elle est à la fois la déesse de l'amour céleste (Ourania), vulgaire (Pandémos), du mariage (Nymphidia), ou des courtisanes (Hétaira), la déesse marine (Pontia), ou la déesse victorieuse (Nikêphoros). On l'appelait encore Anadyomène, parce qu'elle était sortie des flots ; Cypris, Cythérée ou Erycine, à cause de ses temples célèbres de Chypre, de Cythère ou du mont Eryx.
Elle a pour attributs le myrte, la rose; divers fruits, comme la pomme ou la grenade ; les animaux de nature ardente ou prolifique, comme le bélier, le bouc, le lièvre, le cygne, la tourterelle ou la colombe. Elle a aussi une ceinture magique, cadeau de mariage de Zeus, qu'elle prête parfois à Héra pour raviver l'amour de son époux volage.
Elle entraîne à sa suite Eros et des personnages allégoriques comme Peitho (la Persuasion), Pothos ou Himéros (le Désir) ; les Nymphes, les Heures, les Charites, les Tritons et les Néréides.
Elle est née de l'écume des flots (aphros = écume) après la mutilation d'Ouranos par Cronos. Aphrodite surgit nue de l'écume de la mer, chevaucha une conque aborda d'abord sur l'île de Cythère, mais s'étant aperçue que c'était une petite île, elle se rendit au Péloponnèse et finalement s'installa à Paphos, dans l'île de Chypre qui allait devenir son cente de culte principal. A Paphos, les Saisons, filles de Thémis, se hâtèrent de la vêtir et de la parer. Quand elle parut dans l'Olympe les dieux, mais beaucoup moins les déesses, furent stupéfaits d'admiration: jamais une telle beauté n'avait été admirée: sa peau était de la blancheur du lait, ses cheveux comme une rivière d'or liquide, ses yeux étincelants comme des étoiles, ses formes parfaites et elle exhalait un parfum suave de fleur.
Elle a aimé de nombreux dieux et de simples mortels. On lui prête de nombreux enfants et elle est marié à Héphaïstos qu'elle trompa fréquemment et conçut un amour particulier pour Arès.
Ainsi elle fut un jour surprise par son époux, qui emprisonna les deux amants dans un filet et invita tout l'Olympe à venir les voir. Honteuse, Aphrodite quitta quelques temps l'Olympe pour aller à Paphos puis elle réfugia dans le Caucase. Tous les dieux la cherchèrent en vain et c'est une vieille femme qui leur indiqua les bois profonds du Caucase. Aphrodite la changea en rocher.
On la dit aussi la mère d'Eros et d'Antéros.
Elle reçut de Pâris la fameuse pomme d'or et témoigna sa reconnaissance au héros troyen en faisant naître entre lui et Hélène un amour qui malheureusement devait être si fatal à Troie.
Mais si elle savait inspirer l'amour elle en fut aussi la victime puisqu'elle ressentit une forte passion pour Adonis et pleura longuement sa mort. Plus tard elle enleva Phaéthon à Eôs et ne sut resister à Cinyras le roi de Chypre qu'elle combla de présents.
Si elle sait temoigner sa bienveillance à tous ceux qui la servent comme Pâris, Pygmalion ou Phaon elle sait aussi punir les hommes et les femmes qui la délaissent
| Mai 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||
Commentaires