
Projet René Guénon
Extraits
MON PAYS ME FAIT MAL
Mon pays m'a fait mal par ses routes trop pleines,
Par ses enfants jetés sous les aigles de sang,
Par ses soldats tirant dans les déroutes vaines,
Et par le ciel de juin sous le soleil brûlant.
Mon pays m'a fait mal sous les sombres années,
Par les serments jurés que l'on ne tenait pas,
Par son harassement et par sa destinée,
Et par les lourds fardeaux qui pesaient sur ses pas.
Mon pays m'a fait mal par tous ses doubles jeux,
Par l'océan ouvert aux noirs vaisseaux chargés,
Par ses marins tombés pour apaiser les dieux,
Par ses liens tranchés d'un ciseau trop léger.
Mon pays m'a fait mal par tous ses exilés,
Par ses cachots trop pleins, par ses enfants perdus,
Ses prisonniers parqués entre les barbelés,
Et tous ceux qui sont loin et qu'on ne connaît plus.
Mon pays m'a fait mal par ses villes en flammes,
Mal sous ses ennemis et mal sous ses alliés,
Mon pays m'a fait mal dans son corps et son âme,
Sous les carcans de fer dont il était lié.
Mon pays m'a fait mal par toute sa jeunesse
Sous des draps étrangers jetée aux quatre vents,
Perdant son jeune sang pour tenir les promesses
Dont ceux qui les faisaient restaient insouciants,
Mon pays m'a fait mal par ses fosses creusées
Par ses fusils levés à l'épaule des frères,
Et par ceux qui comptaient dans leurs mains méprisées
Le prix des reniements au plus juste salaire.
Mon pays m'a fait mal par ses fables d'esclave,
Par ses bourreaux d'hier et par ceux d'aujourd'hui,
Mon pays m'a fait mal par le sang qui le lave,
Mon pays me fait mal. Quand sera-t-il guéri ?
BIJOUX
Je n'ai jamais eu de bijoux,
Ni bagues, ni chaînes aux poignets,
Ce sont choses mal vues chez nous
Mais on m'a mis la chaîne aux pieds.
On dit que ce n'est pas viril,
Les bijoux sont faits pour les filles
Aujourd'hui comment se fait-il
Qu'on m'a mis la chaîne aux chevilles ?
Il faut connaître toutes choses,
Être curieux du nouveau :
Étrange est l'habit qu'on m'impose
Et bizarre le double anneau.
Le mur est froid, la soupe est maigre,
Mais je marche, ma foi, très fier,
Tout résonnant comme un roi nègre,
Paré de ses bijoux de fer.
L'ENFANT HONNEUR
Au berceau de lenfant Honneur
On a vu deux fées apporter
Deux présents pour lenfant Honneur
Le courage avec la gaieté.
- A quoi, dit-on à la première,
Sertt un présent comme le vôtre ?
- Presquà rien répond la première
A donner du courage aux autres.
- L'autre, dit-on à la seconde,
N'est-il pas de trop pour l'Honneur?
- Un enfant, répond la seconde,
A toujours besoin d'une fleur.
Pour en savoir plus sur Robert BRASILLACH, visitez le site de l'Association des Amis de Robert Brasillach sur http://www.brasillach.org/ .
Un esprit sain ...
"La maladie du siècle n'est pas dans le corps. Le corps est malade parce que l'âme est malade. C'est elle qu'il fallait, qu'il faudra coûte que coûte guérir et revivifier. La vraie, la grande révolution à faire est là. Révolution spirituelle... Ou faillite du siècle.
Le salut du monde est dans la volonté des âmes qui croient."
L'ami de la raison devient rationaliste, l'ami de l'intelligence devient intellectualiste, l'ami de la nature n'est point un sérieux disciple de Rousseau. Le même homme qui défend le corps contre le christianisme le néglige pratiquement presque autant que le peut faire un moine.
Certes, il prône et exerce la liberté sexuelle du corps. Mais le sexe n'est point tout le corps. Et qu'est-ce que le sexe dans un corps abandonné ? Quelle source de laideur, de ridicule et de déconvenue !
Quand on pense à toutes ces générations d'amants cagneux qui ont osé exhiber leur nudité dans les lits de la galanterie au XIXe siècle, quand on pense à Baudelaire ou Zola sans chemise, on trouve soudain à l'horrible notion chrétienne du péché sa raison d'être (à supposer qu'on ne lui en ait pas déjà trouvé d'autres plus profondes).
Ces libidineux exaspérés et toussoteurs, c'étaient les enfants exaspérés du rationalisme, de l'intellectualisme.
Les bonshommes du rationalisme avaient isolé une fonction dans le corps et rejeté toutes les autres. Alors que, somme toute, l'Église, contre laquelle ils se haussaient en redresseurs de torts, n'avait jamais osé jeter franchement l'interdit sur ces autres fonctions. Durant des siècles, elle s'était accommodée tant bien que mal des beautés du guerrier, de l'athlète dans le guerrier.
Mais nos hommes de la ville et de la « raison » se détournèrent avec un ridicule dédain de la beauté et de la noblesse du corps. Revanche du roturier ? Ah ne dites jamais cela, car songez que tout autant que le chevalier, le paysan et l'ouvrier sont destitués de leurs vertus corporelles et manuelles par l'affreuse condition du citadin au siècle dernier - hélas, de toute part subsistante en France en plein milieu de ce siècle-ci. .
Certes, les zélateurs de la raison au XVIIIe siècle ne sont pas conscients du mal qu'ils vont faire. Un Diderot, plein de santé, aurait horreur des générations d'intellectuels négligés qui descendront de sa lettre et non de son esprit. Bien mieux, un Rousseau, venu de la Suisse montagnarde, réagit contre le mal avant même qu'il se soit développé. Mais je soupçonne Voltaire de n'aimer guère le corps. S'il y cajole avec des doigts secs l'amour il y craint la violence, la guerre.
Au XIXe siècle, le mal s'étale sans pudeur, sans retenue, avec une jactance démoniaque.
Les écrivains du XIXe siècle ont décrit un type d'homme monstrueux, atrocement coupé de l'animalité de la nature, tarissant donc les sources ou les appuis de l'âme. On pourrait écrire (j'ai essayé de le faire pendant la guerre, sentant le mal près d'éclater, dans un essai Vol doiseau sur la littérature française, que je publierai bientôt) en sappuyant sur la physiologie des temps romanesques une histoire de cette rapide dégénérescence des murs françaises. Le Lucien Lambert de Balzac se consume dans une vie abstraite qui lui fait engendrer le héros absolument déshumanisé du Disciple de Bourget. Et puis, ce sont les personnages d'A vau-l'eau ou de Là-bas de Huysmans et de Sous lil des Barbares de Barrès. Ces êtres-Ià ne sont plus des êtres, ce sont des entités spécieuses et grimaçantes qui esquissent avec des pattes de mouches la danse de la mort autour de ce gros Bouddha adipeux de Renan, en qui, vu sous cet angle, se rencontrent les deux destructions, celles du christianisme abandonné à sa pente ascétique et celles du rationalisme, de l'intellectualisme tout captés par la spirale de l'immobile.
Ce n'est point hasard que les docteurs chrétiens de la fin du XIXe siècle, qui ont réagi contre le rationalisme et avec les symbolistes rénové la vie spirituelle et poétique, étaient tous physiquement de solides gaillards : du moins en était-il ainsi de Bloy et de Barbey, de Claudel et de Péguy. Rimbaud s'est révélé en Afrique un dur a cuire et Verlaine, sauf l'alcool et la vérole, était bâti à chaux et à sable. Ce n'est point hasard, car on ne peut avoir le sens de l'âme sans avoir le sens du corps, ni le sens du corps sans avoir le sens de l'âme. Ce qui ne veut pas dire qu'un vulgaire sportif puisse comprendre l'âme, car le sport courant - non discipliné, non compris comme institution, comme fonction sacrée - le sport courant avec ses imbéciles performances, sa concurrence mercantile est une ignoble hérésie qui va de pair avec tous les bas délires de la « grande presse », de la radio et du cinéma.
Les chrétiens, quand ils gardent ou retrouvent le sens de l'âme, ne sont jamais loin du corps. C'est pourquoi en France les premiers centres, Je crois bien, d'inculcation sportive furent des collèges catholiques, ou certains milieux de bourgeoisie protestante. Et le scoutisme, catholique ou protestant, fut la seule discipline, la seule régularité connue par la jeunesse française, totalement abandonnée par des maîtres rationalistes et démocrates et vouée ainsi par eux à la défaite militaire (un général podagre ne peut mener à la victoire une troupe de chétifs et d'alcooliques).
On se demande à quoi perdent leur temps les historiens qui nous recommencent cinquante fois l'histoire de Napoléon, mais ne songent jamais à nous écrire une histoire des murs, par exemple une histoire de la naissance ou de la renaissance des Jeux et des Exercices du XIXe siècle. On croit que tout vient de l'Angleterre, mais l'Angleterre a puisé la théorie du sport chez certains pédagogues suisses, allemands et italiens, dont Rousseau ne fut que l'illustration.
Dans toute l'histoire de ce mouvement sauveur de l'humanité européenne, nos universités, notre École NormaIe, notre Institut brillèrent par leur absence - confinés, tout anticléricaux qu'ils étaient, dans la tradition des bonnets carrés de la vieille Sorbonne, lesquels faisaient horreur déjà à Rabelais, à Montaigne et à Ronsard, férus d'un humanisme viril et chevaleresque.
Que de sources la France a laissées tarir, de sources autrefois si bien jaillissantes dans son terroir. Le moyen âge, hors l'ascétisme et ses couvents, comprenait le corps avec l'esprit.
' il est peut-être aussi bien que vous ne soyez pas ici ...
pour être offensé par la vue de nos célébrations de Premier Mai. '
- Lord Summerisle au serg. Howie (The Wicker Man'L'Homme dosier' )Il y a quatre grands festivals de l'année celtique païenne et dans le calendrier de la Sorcière moderne, aussi. Les deux plus grands sont Halloween (le commencement de l'hiver) et le Premier Mai (le commencement de l'été). Étant en face l'un de l'autre sur la Roue de l'Année, ils séparent l'année en deux moitiés. Halloween (aussi appelé Samhain) est le Nouvel An Celtique et il est généralement considéré comme le plus important des deux, quoique le Premier Mai le ferme en second. En effet, dans quelques secteurs - notablement au Pays de Galles - il est considéré comme le grand jour férié.
Le Premier Mai conduit au cinquième mois de l'année civile moderne, le mois de Mai. Ce mois est ainsi nommé en l'honneur de la déesse Maïa qui était à l'origine une nymphe de montagne grecque, identifiée plus tard comme la plus belle des Sept Surs, les Pléiades. Par Zeus, elle est aussi la mère de Hermès, Dieu de la magie. Les parents de Maïa étaient Atlas et Pléioné, une nymphe de la mer.
Le vieux nom Celtique du Premier Mai est Beltane (dans sa forme Anglicisée la plus populaire) qui est tiré du Gaélique irlandais 'Bealtaine' ou du Gaélique Écossais 'Bealtuinn' signifiant 'le feu de Bel', le feu du Dieu Celtique de la lumière (Bel, Beli ou Belinus). Il peut aussi être rapproché du Dieu Baal du Moyen-Orient.
D'autres noms du Premier Mai sont : Cetsamhain ('opposé à Samhain'), Walpurgisnacht (en Allemagne) et Roodmas nom donné par l'Église médiévale car venu des Pères de l'Eglise qui espéraient changer l'allégeance du peuple au Maypole en tant que lingham Païen symbole de vie envers la Sainte Croix (la Croix étant l'instrument de mort, romain).
À ce propos, il n'y a aucune justification historique pour appelerle 1er Mai 'Lady Day' ou Jour de la Dame. Pendant des centaines d'années, ce titre a été approprié à l'Équinoxe vernal (à peu près le 21 mars), un autre des jours fériés consacrés à la Grande Déesse Mère. L'utilisation non traditionnelle du 'Jour de la Dame' pour le 1er Mai est tout à fait récent puisqu'il date du début des années 1970 et il semble être limité à l'Amérique où il a gagné du terrain parmi certains segments de la population laborieuse. Ce départ assez ahurissant de la tradition semblerait indiquer un caractère non familier avec les coutumes européennes du calendrier, aussi bien qu'une attitude laxiste envers la connaissance parmi trop de Païens. Un simple regard à un dictionnaire ('Webster 3ème' ou O.E.D.), excyclopedia ('Benet's), ou la référence à la mythologie standard (Jobe's Dictionnaire de Mythologie, Folklore et Symboles) confirmerait la date correcte du Jour de la Dame comme étant l'Équinoxe vernal.
Dans le monde celtique, l'actuelle célébration de Beltane commence au coucher du soleil du jour précédent, le 30 avril, parce que les Celtes comptaient toujours leurs jours du coucher du soleil au coucher du soleil. Et le coucher du soleil était le moment approprié pour les Druides pour allumer les grands feux de Bel sur les sommets de la plus proche colline balise [ou "ballon"] comme Tara Hill (Comté de Meath en Irlande). Ces 'feux de nécessité' avaient des propriétés guérisseuses, et des Sorcières nues sautaient à travers les flammes pour assurer la protection.
« Sergent Howie (choqué) : 'mais elles sont nues!'
Lord Summerisle : 'naturellement. Cest beaucoup trop dangereux de sauter à travers le feu avec vos vêtements !' » extr. de The Wicker Man ("l'Homme d'osier").
Fréquemment, on conduisait le bétail entre deux de ces feux dont le bois de chêne était le carburant préféré et, le lendemain, il était conduit dans son pâturage d'été.
D'autre coutumes de Premier Mai incluent : la marche à pied autour de sa propriété ('battre les limites'), la réparation des barrières et des dites limites, les cortèges de ramoneurs et celui des nourrices, des tournois de tir à l'arc, des Morris Dances, des Danses des Épées, des festivités, musique, boisson, et les jeunes filles baignant leurs visages dans la rosée de matin de Mai pour conserver leur jeune beauté.
Pour les auteurs Janet et Stewart Farrar écrivant sur la sorcellerie, la célébration de Beltane était principalement le temps de '... la sexualité humaine effrontée et de fertilité'. De telles associations incluent le symbolisme phallique évident du Maypole/Pal ou Arbre de Mai et la chevauchée du Hobby Horse. Même une comptine d'enfant apparemment innocente comme 'Va un "coq" [phallus] de cheval à la Croix de Banburry ...' en conserve la mémoire. Et, à la ligne suivante '... pour voir une "gente" Dame sur un cheval blanc' est une référence à la chevauchée annuelle de 'Dame Godiva' à Coventry. Chaque année pendant presque trois siècles, une jeune fille du village, élue Reine de Mai, conduisait nue ce rite Païen avant que les Puritains ne mettent fin à cette tradition.
Les Puritains, en fait, ont réagi avec une pieuse horreur à la plupart des rites de Premier Mai, faisant même des Maypoles, ou Arbres de Mai, des immigrés clandestins en 1644. Ils ont particulièrement essayé de supprimer les "mariages de forêt verdoyante" des jeunes hommes et femmes qui ont passé la nuit entière dans la forêt, restant dehors pour saluer le lever du soleil de Mai et rentrant avec des branches fleuries et des guirlandes pour décorer le village le matin suivant. Un Puritain fâché a écrit que les hommes 's'emploient généralement à courrir dans les bois pendant la nuit parmi des jeunes filles, pour "faire la révérence" tellement, comme j'ai ouïe dire que de dix jeunes filles qui sont allé "planter le Mai", neuf d'entre elles sont revenues à la maison avec enfant'. Et un autre Puritain s'est plaint que 'sur quarante, soixante ou cent demoiselles "allant au bois" la nuit, à peine le tiers d'entre elles s'en retournait à la maison sans être souillé'.
Longtemps après que l'installation du mariage chrétien (avec son insistance sur la monogamie sexuelle) eut remplacé le handfasting païen plus ancien, les règles de stricte fidélité étaient toujours relachées lors des rites de la Veille de Mai. Des noms comme Robin Hood, la Demoiselle Marion et Petit Jean, souvent employés comme des titres pour les personnages dramatiques des célébrations, ont joué une part importante dans le folklore du Premier Mai. Et des noms de famille modernes comme Robinson, Hodson, Johnson et Godkin peuvent certifier de quelques Veilles de Mai éloignées qui furent passées "dans les bois".
Ces cabrioles des bois sauvages ont inspiré des auteurs comme Kipling :
Oh, do not tell the Priest our plight,
Or he would call it a sin;
But we have been out in the woods all night,
A-conjuring Summer in!
Ne dites pas au Prêtre notre occupation,
Car il l'appellerait un péché ;
Nous fûmes dans les bois toute la nuit,
À nous souhaiter un très bel Été !
Et Lerner et Lowe :
It's May! It's May!
The lusty month of May!...
Those dreary vows that ev'ryone takes,
Ev'ryone breaks.
Ev'ryone makes divine mistakes!
The lusty month of May!
C'est le Mai ! C'est le Mai !
C'est le joly mois de Mai !...
Joyeux vux que chacun fait,
Chacun y fait un arrêt.
Tous font la divine faute !
Au vigoureux mois de Mai !
Et, ce n'est certainement pas un accident si 'l'enlèvement' de la Reine Guenièvre par Meliagrance arrive le 1er Mai quand elle et la cour sont partis "esmayer", ou que la Garde de la Reine, d'habitude efficace, est allé désarmée en cette occasion.
Certains éléments de cette coutume semblent pratiquement identiques au vieux banquet Romain des Fleurs, les Floralia : trois jours de sexualité débridée qui ont commencé au coucher du soleil le 28 avril et sont allé en croissant le 1er Mai.
Dans la mythologie celtique il y en a d'autres, même plus anciennes, en association avec le 1er Mai. Selon l'antique Livre des Invasions irlandais, Partholon le premier colon de l'Irlande est arrivé le 1er Mai ; et c'est aussi le 1er mai que la peste qui a détruit son peuple est survenue. Des années plus tard, les Tuatha de Danann ont été vaincus par les Milésiens un Premier Mai. Dans le mythe* gallois, la bataille perpétuelle entre Gwythur et Gwyn pour l'amour de Creudylad avait lieu chaque Premier Mai ; et c'était à la Veille de Mai encore que Teirnyon perdit ses poulains et trouva Pryderi. La Veille pouvait aussi être l'occasion d'un cri perçant craintif que l'on entendait chaque année partout dans le Pays de galles, une des trois malédictions des Coranians levée par l'habileté de Lludd et Llevelys [le bruit du bolide intersidéral Surt/ Seth qui fracassa l'Alt land de la Mer du Nord ?].
À propos, en raison des changements de calendrier divers au cours des siècles, la date traditionnelle de Beltane n'est pas la même que sa date astrologique. Cette date, comme toutes les dates astronomiquement décidées, peut varier d'un jour ou deux selon l'année. Cependant, il peut être calculé assez facilement en déterminant la date à laquelle le soleil est à 15 degrés du Taureau ce qui est habituellement autour du 5 mai. Les sorcières britanniques se réfèrent souvent à cette date comme étant l'Ancien Beltane et les folkloristes l'appellent Beltane Old Style ('Vieux Style'). Quelques Réunions de sorcières préfèrent célébrer à la vieille date et, du moins, cela donne une option. Si une Réunion de Sorcières fonctionne au 'Temps Standard Païen' et manque le 1er Mai, elle peut toujours fêter Beltane valablement pour autant qu'on soit avant le 5 mai. Cela peut aussi être pris en considération pour des Réunions de Sorcières qui doivent organiser leurs activités autour du week-end.
Cette date a longtemps été considérée comme 'un point primorial' du Zodiaque et il est symbolisé par le Taureau, un des figures du 'tétramorphe' montrés sur les cartes des Cartomancières : le Monde et la Roue de la Fortune. (Les trois autres symboles sont le Lion, l'Aigle et l'Esprit.) les Astrologues connaissent ces quatre figures comme symboles des quatre signes 'fixes' du Zodiaque (le Taureau, le Lion, le Scorpion et le Verseau) et ceux-ci s'alignent naturellement sur les quatre Grand Sabbats ["Esbats] des Sorcières. Et les chrétiens ont adopté la même iconographie pour représenter les quatre évangélistes.
Mais, pour la majorité, c'est le 1er Mai qui est le grand jour de la Fête des Fleurs, des Maypoles ou Arbres de Mai, et des frivolités de la Forêt Verdoyante. Il n'est pas étonnant que, aussi récemment qu'en 1977, Ian Anderson ait pu écrire le lyrique suivant pour la l'orchestre Jethro Tull :
For the May Day is the great day,
Sung along the old straight track.
And those who ancient lines did ley
Will heed this song that calls them back.
Le Premier Mai est le grand jour,
Chanté au long de la vieille trace droite.
Et ceux qui, des lignes antiques, ont fait les "leys"
Tiendront compte de ce chant qui le rappelle.
Mike Nichols, 1986. Article trouvé sur l'excellent : http://racines.traditions.free.fr/
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